L’hiver est passé sans nous gratifier du moindre petit
flocon. En revanche, le printemps s’est installé bien avant la date officielle
et il faudrait vraiment beaucoup de mauvaise volonté pour l’ignorer. Pour en
témoigner, j’ai pris quelques photos de l’éveil de la nature.
La bourrache a fleuri sans désemparer durant tout
l’hiver !
En février, les crocus, fidèles au poste, sont venus illuminer
les plates-bandes pendant que quelques arbustes égayaient la haie de leurs
jolies fleurs.
Début du mois de mars, c’est l’explosion de vie dans le
jardin qui se métamorphose du jour en jour :
Le houx prépare les boutons floraux qui se transformeront en
baies pour décorer la fin de l’année.
Les narcisses remplacent à présent les
crocus, le saule commence à reverdir en même temps que le lilas ; le merisier
est le premier des grands arbres à gonfler lentement ses bourgeons ; le noyer et
le châtaignier sont encore un peu timides.
Les oiseaux s’agitent bruyamment dans les haies et les
arbres, le romarin est en fleurs et le rosier ose déployer ses premières
feuilles. Même le gerbera, planqué derrière sa fenêtre, participe au renouveau
de cette belle saison.
Ce beau soleil printanier m’invitait au jardin et, comme je
ne voulais pas y aller les mains vides, j’ai fait un crochet par la remise à
outils. Le choix était cornélien : Fallait-il prendre les pinceaux et le
biocarbonyl pour traiter les boiseries ? Était-il plus urgent de se munir du sécateur pour tailler la vigne et quelques arbustes ? Valait-il mieux m’emparer
de la serfouette pour nettoyer les parterres ? Peut-être aurait-il été plus
sage de commencer par tondre la pelouse pour éviter de coucher les herbes trop
hautes lors de nos allées et venues au jardin ?
Le beau temps persistant jour après jour, m’a permis de faire tout ce programme sans me presser le moins du monde et, dans la foulée, j’ai fait quelques plantations : un Calla « Picasso », un Cœur de Marie (rose), quatre dalhias ( "Guitar Man", "fleurs jaunes", "fleurs roses" et "Take Off") , une Astilbe blanche, un Physalis « Franchetti », deux framboisiers et un mûrier. En ce qui concerne ce dernier, je ne suis pas au bout de mes surprises…
Au marché, j’ai vu une plante avec cette affichette :
Le beau temps persistant jour après jour, m’a permis de faire tout ce programme sans me presser le moins du monde et, dans la foulée, j’ai fait quelques plantations : un Calla « Picasso », un Cœur de Marie (rose), quatre dalhias ( "Guitar Man", "fleurs jaunes", "fleurs roses" et "Take Off") , une Astilbe blanche, un Physalis « Franchetti », deux framboisiers et un mûrier. En ce qui concerne ce dernier, je ne suis pas au bout de mes surprises…
Au marché, j’ai vu une plante avec cette affichette :
Sans la moindre méfiance, j’ai acheté ce mûrier en me disant
qu’il tiendrait compagnie aux deux jeunes framboisiers et ils pourraient, à eux
trois, faire le bonheur des petits maraudeurs qui fréquentent le jardin en été.
En retournant l’affichette, je constate avec stupeur qu’il n’y a aucune
indication concernant le mode de culture de ma nouvelle acquisition. Que
peut-on m’apprendre concernant mon petit protégé dans un guide de jardinage ou
sur le web ? Mauvaise idée : je subis un bombardement de renseignements étonnants et variés et, ma lecture
terminée, il m’est impossible de trancher. Qui es-tu, petit mûrier ? Un
mûrier blanc, noir, platane ou... ronce ? Pour le savoir, il faudrait pouvoir
examiner les feuilles... mais aussi les fruits… Nous connaîtrons peut-être l'identité du nouveau pensionnaire à la fin de
l’été ! D’ici là, il gardera probablement tout son mystère. Dans le doute, je l’ai placé derrière le banc, à la place du figuier. J’espère que l’endroit lui plaira. L'enquête progresse lentement : les derniers jours de mars, les feuilles commencent à se déployer mais ne me donnent pas encore la réponse tant espérée.
En attendant, j'ai nettoyé le coin du merisier. L'année passée, je trouvais l'arbre magnifique mais le gros buisson vert foncé (famille du lierre) qui se tenait dans son ombre, donnait à ce coin, un aspect désespérément lugubre.
Mon but était d'élaguer ce lierre (je le nomme "lierre" parce que je ne connais pas le nom de cet arbuste grimpant) pour lui donner une forme plus modeste et laisser entrer un peu de lumière dans le coin. Absorbée par ce travail de taille (ô combien !...), je n'ai pas remarqué tout de suite que ce satané lierre s'était enroulé, tel un boa constricteur, autour des branches d'un lilas mort depuis des années. Cette découverte étant faite, il fallait impérativement passer à la vitesse supérieure et - aux grands maux, les grands remèdes - je me suis armée de la scie avec la ferme intention d'enlever complètement le lierre et le lilas. Je peinais depuis deux ou trois heures lorsqu'il m'est apparu qu'une des deux branches maîtresses du lilas vivotait encore. Etais-je sous l'emprise d'un optimisme débordant ou, au contraire, trop fatiguée ? L'idée me vint de laisser une chance à ce demi-lilas et, comme si ma vie en dépendait, j'ai détricoté minutieusement tout le lierre qui s'y accrochait encore. Après avoir déraciné les mauvaises herbes et autres parasites qui proliféraient dans le coin, j'ai découvert un sol pentu et appauvri d'où émergeaient les grosses racines du merisier. Le spectacle n'était pas à la hauteur de mes efforts !...
Le lendemain matin, reprenant courage, j'ai transféré six brouettes pleines de terre et de compost vers le merisier afin d'égaliser le niveau du sol pour pouvoir planter les jeunes graminées et la fougère. Pour retenir la terre, les quelques parpaings qui traînaient dans le garage ont enfin trouvé leur utilité tandis que les branches de lierre et de lilas broyées ont retrouvé leur place initiale sous forme de paillis.
En attendant, j'ai nettoyé le coin du merisier. L'année passée, je trouvais l'arbre magnifique mais le gros buisson vert foncé (famille du lierre) qui se tenait dans son ombre, donnait à ce coin, un aspect désespérément lugubre.
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| avril 2013 |
Mon but était d'élaguer ce lierre (je le nomme "lierre" parce que je ne connais pas le nom de cet arbuste grimpant) pour lui donner une forme plus modeste et laisser entrer un peu de lumière dans le coin. Absorbée par ce travail de taille (ô combien !...), je n'ai pas remarqué tout de suite que ce satané lierre s'était enroulé, tel un boa constricteur, autour des branches d'un lilas mort depuis des années. Cette découverte étant faite, il fallait impérativement passer à la vitesse supérieure et - aux grands maux, les grands remèdes - je me suis armée de la scie avec la ferme intention d'enlever complètement le lierre et le lilas. Je peinais depuis deux ou trois heures lorsqu'il m'est apparu qu'une des deux branches maîtresses du lilas vivotait encore. Etais-je sous l'emprise d'un optimisme débordant ou, au contraire, trop fatiguée ? L'idée me vint de laisser une chance à ce demi-lilas et, comme si ma vie en dépendait, j'ai détricoté minutieusement tout le lierre qui s'y accrochait encore. Après avoir déraciné les mauvaises herbes et autres parasites qui proliféraient dans le coin, j'ai découvert un sol pentu et appauvri d'où émergeaient les grosses racines du merisier. Le spectacle n'était pas à la hauteur de mes efforts !...
Le lendemain matin, reprenant courage, j'ai transféré six brouettes pleines de terre et de compost vers le merisier afin d'égaliser le niveau du sol pour pouvoir planter les jeunes graminées et la fougère. Pour retenir la terre, les quelques parpaings qui traînaient dans le garage ont enfin trouvé leur utilité tandis que les branches de lierre et de lilas broyées ont retrouvé leur place initiale sous forme de paillis.
Comme pour me remercier de l'avoir délivré, le lilas s'épanouit de jour en jour : son feuillage se fait plus dense et je ne serais pas étonnée de le voir fleurir dans quelques semaines. Notre convalescent a déjà meilleure mine.
Mon souhait de voir ce coin d'ombre s'égayer sera-t-il exaucé ?
Le verdict tombera cet été.
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