Juliette est en repérage au jardin. Elle a l'air de m'attendre.
- J'apprends que tu vas bientôt déménager ? Tu aurais pu nous prévenir ! Noël et Léon sont vexés d'avoir appris ton déménagement par les affiches de l'agence Osot.
- Je suis désolée, Juliette. Nous avons pris cette décision à Noël et, depuis, nous sommes pris dans un incroyable tourbillon...
- J'avais remarqué qu'il y avait beaucoup de passage chez toi ces derniers temps. Mais en ayant recours aux services d'une agence immobilière, as-tu vraiment tant de choses à faire !?
- Tu as raison, Juliette. Chez Osot, les gens sont très efficaces et leur devise est d'ailleurs "on s'occupe de tout". Pourtant... je vais tenter de t'expliquer.
Je te propose de suivre l'ordre chronologique et, avant tout, je commence par faire les présentations :
Chez Osot, tout le monde s'appelle par le prénom, c'est plus sympa !
Brigitte, la demoiselle de l'accueil, le sourire aux lèvres en toutes circonstances ;
Sylvie, la gérante, chevelure incendiaire, au moins aussi souriante que son employée ;
Patrick et Julien, font visiter les biens à vendre, tenue impeccable et dossier sous le bras ;
Dominique, s'occupe de la partie commerciale, un peu vite agacée... chacun sait qu'on ne badine pas avec la finance !
Chez DBIV, Les personnes s'appellent par leurs initiales, c'est plus efficace !
C.A., Entrepreneur-propriétaire de l'immeuble, sourire carnassier qui se voudrait sympa ;
T.O., bras droit - et souffre-douleur - de C.A. ;
mardi 1er décembre 2015
Nous trouvons une annonce intéressante à la vitrine de l'agence Osot et nous poussons la porte. Brigitte nous reçoit avec le sourire, prend nos coordonnées et nous propose de nous envoyer par mail tout ce qui pourrait nous convenir. Elle ne perd pas son temps et, le soir même, nous envoie tant de mails que je n'arrive pas à faire un tri!
jeudi 3 décembre 2015 et quelques jours suivants
Pour nous faire visiter, il y a Julien et Patrick. Ils sont sympas tous les deux et déploient des trésors de patience pour nous aider à découvrir les "points forts" de chaque appartement visité (pour les points faibles, le client se débrouille : il sera toujours temps de les découvrir). C'est Patrick qui nous emmène visiter le nid de nos rêves. Un vrai coup de foudre! C'est celui-là qu'il nous faut et pas un autre. Pourtant, il y a un hic : l'appartement n'est pas terminé. Patrick nous assure que dans six à huit semaines nous pourrons "y déposer nos valises". "Ne vous en faites pas, on s'occupe de tout". Patrick ajoute qu'il est grand temps d'entamer les démarches pour vendre notre maison et nous prenons rendez-vous avec Sylvie qui s'occupera de la vente. Elle vient prendre les mesures des pièces et du jardin et photographie tous les coins et recoins. Elle adore le jardin. C'est le point fort, dit-elle. (Elle sait s'y prendre avec les clients...)
Depuis, nous avons régulièrement des visiteurs et les choses se passent plutôt bien. Je n'ai pas d'inquiétude, Sylvie s'occupe de tout.
Nous passons les vacances de Noël à déblayer le plus gros dans les greniers.
lundi 18 janvier 2016
Du côté de l'appartement, on avance à la manière de la procession d’Echternach. Nous avons fait la "réception provisoire" avec C.A. que nous rencontrons pour la première fois. Il estime qu'il n'y a plus que quelques petites bricoles à faire : terminer le carrelage, mettre les portes, placer la cuisine, terminer l'électricité... Il s'occupe de tout mais il profite de l'occasion pour me dire qu'il est plus que temps de m'occuper de l'ouverture des compteurs de gaz et d'électricité si je ne veux pas me retrouver sans chauffage ni éclairage !... Il ajoute : "prenez aussi rendez-vous sans tarder avec le cuisiniste pour aller choisir vos meubles de cuisine, je vous ai mis le n° de téléphone sur ce papier..."
En attendant que tout cela se mette en place, nous continuons à vider nos greniers et porter une grande partie de ce que nous descendons au "recyparc" (On ne peut plus dire "déchetterie" parce que maintenant il faut trier très soigneusement ses déchets avant d'aller les porter au recyclage). Après quelques problèmes de tri, nous sommes obligés de reconnaître que cette solution ne convient pas à l'ampleur de nos travaux. Il est temps de passer à la vitesse supérieure : faire venir un container pour évacuer tout ce fatras.
lundi 8 février 2016
Comme la neige et le verglas empêchent le container d'arriver jusqu'ici, nous remettons nos brillants exercices à la semaine prochaine. Ouf !... soulagement momentané.
lundi 15 février 2016
Nous avons eu du renfort (Isa et Hiep) et le container a été rempli en une matinée malgré le verglas et le vent glacial !
mercredi 24 février 2016
J'ai obtenu un rendez-vous, entre 12 h et 16 h pour l'ouverture du compteur de gaz. J'avais prévu tout le matériel utile pour survivre à une longue attente dans le froid (gros pull, doudoune, bottes fourrées, chaise pliante et un roman à peine entamé !). En arrivant devant l'immeuble à 12 h, munie de mon beau contrat tout neuf, je distingue la camionnette RESA devant la porte ! Monsieur RESA ignore superbement mon contrat et me signale qu'il ne peut pas ouvrir le compteur si je ne lui donne pas le certificat de conformité sur lequel figure le n° d'agréation de l'installateur. Qu'à cela ne tienne, je fais un saut à l'agence, ils vont me remettre ce document. Monsieur RESA accepte de m'attendre, il en profite pour prendre sa pause de midi... Ouf !
Chez Osot, Brigitte est seule : c'est l'heure de table. Elle n'a pas ce document dans son PC et me demande de téléphoner à Dominique.
Dominique : - De quoi s’agit-il ? Non, je n'ai pas ce document. Téléphonez plutôt à T.O., c'est lui, l'homme de la situation.
T.O. : - Oui, en effet, j'ai bien les documents. Je vous les apporte ; je serai là dans une petite heure...
M. RESA : - Je suis vraiment désolé pour vous mais je ne peux plus attendre. Puisque vous aurez le bon document, retéléphonez à partir de demain pour prendre un nouveau rendez-vous.
T.O. (une grosse heure plus tard) : - Il est parti ? Vous ne lui avez pas dit de m'attendre ?
Moi : - Le (les?) papier que vous avez, c'est bien un certificat de conformité ?
Il me tend quatre papiers de couleurs différentes, je les prends tous et rentre à la maison. Là, je réalise que le document n'est pas conforme puisque la partie concernant l'installateur n'a pas été complétée !
vendredi 26 février 2016
Nous avons rendez-vous chez le cuisiniste qui m'annonce un délai de 7 à 9 semaines pour fabriquer les meubles. OK, on patientera. Nous avons de quoi nous occuper : vente des trains, vente ou don des très nombreux objets qui ne nous serviront plus... et nouvelles petites visites au Recyparc.
lundi 14 mars 2016
Le cuisiniste me prévient par téléphone qu'il viendra placer la cuisine jeudi 17 à 7 heures !
Forte de l'expérience précédente, je décide de prendre toutes les précautions possibles pour que les choses se déroulent convenablement. Pour être certaine d'avoir les clés le jour J, il faut prévenir tout le monde chez Osot. Quelques coups de téléphone et confirmation par mail de mon passage mercredi après-midi pour retirer ces fameuses clés. Je sais, j'en fais trop mais je préfère jouer la carte de la prudence.
mercredi 16 mars 2016
Brigitte : - Ah, vous venez chercher la clé de votre appartement !... (Elle a l'air d'être au courant, c'est déjà bon signe... Elle cherche...) M'enfin !?... La clé n'est pas à sa place ! ... Elle est ici ! je vérifie... la clé de l'entrée et la clé de votre appartement. OK, tout est en ordre. Vous me la rapportez demain soir, sans faute ? (Entre nous, j'espère ne pas devoir y passer la nuit !...)
jeudi 17 mars 2016, 6 h 55
Le camion du cuisiniste est déjà là, deux hommes à bord. Nous nous garons et allons les saluer. Ils nous suivent vers l'immeuble. J'ouvre la porte du rez-de-chaussée sans problème et nous montons au deuxième mais, au moment d'ouvrir la porte de l'appartement, la serrure résiste. Deuxième essai, troisième essai... je sens les regards goguenards dans mon dos, puis un homme, n'y tenant plus, m'arrache la clé des mains pour ne pas obtenir plus de résultats que moi. Arrive un troisième qui se présente : il est venu avec le lift pour monter tout le matériel. Il essaie, lui aussi, d'ouvrir la porte sans succès et commence à entreprendre de la défoncer ! Au bout d'un moment, il y renonce. Pendant tous ces essais infructueux, je me suis éclipsée pour téléphoner aux gens de chez Osot dont j'ai le n° de gsm (entre 7 h 10 et 7 h 20 !) :
Patrick : - ... Aaalloooo ?! Qui ça ? Mmmm ?! Non, je n'ai pas d'autres clés. Téléphonez plutôt à Dominique.
Dominique : - Je ne comprends pas... normalement on vous a donné les bonnes clés mais téléphonez à Sylvie : elle est sûrement au courant !...
Sylvie : - Je voudrais bien vous aider mais je ne vois pas comment, à moins que... oui ! Descendez au rez-de-chaussée ; les personnes qui occupent l'appartement ont eu un problème avec leur serrure. Elle a été changée mais ils ont peut-être gardé les anciennes clés. Je suis certaine que DBIV a fait changer la serrure sans nous en avertir !...
Tout en descendant, je préparais mes excuses, toute penaude de devoir aborder mes nouveaux voisins en sonnant à leur porte à cette heure là !... J'ai très vite été rejointe par les trois gaillards qui s'impatientaient et notre fine équipe, devant la porte close, me faisait penser aux séries policières. Lorsque l'un deux s'est mis à tambouriner furieusement sur la porte, j'ai bien cru qu'il allait hurler " POLICE ! OUVREZ ! " mais cela n'a pas été nécessaire puisque le voisin, un peu secoué, a osé entrebâiller sa porte.
Je lui raconte mon histoire et le supplie de me confier sa première clé.
Le Voisin : - Excusez-moi, cela risque de prendre un peu de temps parce que je n'ai pas fini d'emménager : mes affaires sont encore dans les caisses et je ne parviens plus à me rappeler où j'ai déposé ces clés...
Il était huit heures quand les cuisinistes m'ont abandonnée à mon triste sort en me disant que je devrais téléphoner à "Rita du planning" afin de prendre un nouveau rendez-vous. Le déménageur, quant à lui, a pointé vers moi un doigt menaçant pour me dire :"Il y aura des frais à payer puisque nous sommes venus pour rien !"
Je ne connaîtrai probablement jamais le fin mot de l'histoire des clés mais quelque chose me dit que le pire est encore à venir...
mardi 29 mars 2016
T.O., certain d'avoir les bons documents dûment complétés, se porte volontaire pour attendre M. RESA qui revient ouvrir le compteur de gaz. Vraisemblablement, il n'a pas pu se montrer plus convaincant que moi puisque son document n'a pas été accepté. Nous aurons donc droit à la troisième visite de M. RESA.
vendredi 1er avril 2016
Médor vient nous tenir compagnie à la maison durant une dizaine de jours. C'est également le jour de la pose de la cuisine à l'appartement. Cette fois, tout devrait aller comme sur des roulettes puisque T.O. a proposé d'ouvrir les portes aux cuisinistes. (Tiens, tiens... il détiendrait la bonne clé ?...)
Est-ce Médor qui fait changer le cours des choses ? Comme d'habitude, il joue la carte de la séduction avec toutes les personnes qui passent à la maison. En cette deuxième semaine des vacances de Pâques, les visites s’enchaînent et nous avons du mal à suivre la cadence. Nous profitons des visites pour nous éclipser discrètement avec Médor qui n'en revient pas de faire tant de belles promenades.
vendredi 8 avril 2016
Brigitte : - Allo ? C'est Brigitte de Osot. Votre maison est vendue !
Je traduis immédiatement "Votre jardin est vendu !" et ça sonne beaucoup moins bien à mes oreilles...
Mais je bavarde depuis si longtemps que j'en oublie de prendre quelques photos-souvenirs de ce printemps timide.
Tout en descendant, je préparais mes excuses, toute penaude de devoir aborder mes nouveaux voisins en sonnant à leur porte à cette heure là !... J'ai très vite été rejointe par les trois gaillards qui s'impatientaient et notre fine équipe, devant la porte close, me faisait penser aux séries policières. Lorsque l'un deux s'est mis à tambouriner furieusement sur la porte, j'ai bien cru qu'il allait hurler " POLICE ! OUVREZ ! " mais cela n'a pas été nécessaire puisque le voisin, un peu secoué, a osé entrebâiller sa porte.
Je lui raconte mon histoire et le supplie de me confier sa première clé.
Le Voisin : - Excusez-moi, cela risque de prendre un peu de temps parce que je n'ai pas fini d'emménager : mes affaires sont encore dans les caisses et je ne parviens plus à me rappeler où j'ai déposé ces clés...
Il était huit heures quand les cuisinistes m'ont abandonnée à mon triste sort en me disant que je devrais téléphoner à "Rita du planning" afin de prendre un nouveau rendez-vous. Le déménageur, quant à lui, a pointé vers moi un doigt menaçant pour me dire :"Il y aura des frais à payer puisque nous sommes venus pour rien !"
Je ne connaîtrai probablement jamais le fin mot de l'histoire des clés mais quelque chose me dit que le pire est encore à venir...
mardi 29 mars 2016
T.O., certain d'avoir les bons documents dûment complétés, se porte volontaire pour attendre M. RESA qui revient ouvrir le compteur de gaz. Vraisemblablement, il n'a pas pu se montrer plus convaincant que moi puisque son document n'a pas été accepté. Nous aurons donc droit à la troisième visite de M. RESA.
vendredi 1er avril 2016
Médor vient nous tenir compagnie à la maison durant une dizaine de jours. C'est également le jour de la pose de la cuisine à l'appartement. Cette fois, tout devrait aller comme sur des roulettes puisque T.O. a proposé d'ouvrir les portes aux cuisinistes. (Tiens, tiens... il détiendrait la bonne clé ?...)
Est-ce Médor qui fait changer le cours des choses ? Comme d'habitude, il joue la carte de la séduction avec toutes les personnes qui passent à la maison. En cette deuxième semaine des vacances de Pâques, les visites s’enchaînent et nous avons du mal à suivre la cadence. Nous profitons des visites pour nous éclipser discrètement avec Médor qui n'en revient pas de faire tant de belles promenades.
vendredi 8 avril 2016
Brigitte : - Allo ? C'est Brigitte de Osot. Votre maison est vendue !
Je traduis immédiatement "Votre jardin est vendu !" et ça sonne beaucoup moins bien à mes oreilles...
Mais je bavarde depuis si longtemps que j'en oublie de prendre quelques photos-souvenirs de ce printemps timide.
Les premiers jours de mai 2016
mardi 17 mai 2016
C'est le jour "J" du déménagement. Le camion se présente à 8 h 30 pour vider la maison et à 10 h, tout est dans l'appartement ! Le chef des déménageurs, après m'avoir fait signer les documents, me glisse dans la main un papier sur lequel est inscrit un nom et un n° de téléphone. Pour toute explication, il me dit : "Si vous n'en sortez pas pour monter vos meubles, ces personnes peuvent vous les monter. Ce sont des professionnels..." Sur le moment, j'étais un peu vexée : devait-on comprendre que nous avions l'air d'être incapables de monter nos meubles nous-mêmes ?
Maintenant, en y réfléchissant bien, je suis contente d'avoir fait appel à ces personnes. Nous avions tranquillement acheté quelques meubles en kit (2 garde-robes, un lit, 2 tables de nuit à 3 tiroirs, un dressoir et 2 grands meubles à 4 portes et un bureau avec 4 tiroirs) sans imaginer que le montage serait long et fastidieux. Quelques amis avaient gentiment proposé de nous aider mais seraient-ils encore nos amis après pareille épreuve? Quoi qu'il en soit, nos amis ne se sont pas dérangés pour rien : il fallait aussi porter des "encombrants" à la
A peine installés, nous insistons pour avoir le raccordement à la télédistribution. Les câbles sont placés dans tous les appartements et aboutissent au local technique. Hélas, l'installation s'arrête là ! Pourtant une tranchée a bien été faite pour conduire le câble du téléphone du local technique au poteau d'en face. Pourquoi ne pas en avoir profité pour tirer le câble de télédistribution ? Mystère !
Comme nous avons opté pour le pack trio (internet, TV, téléphone) par le câble, nous vivons dans un désert médiatique. L'installation de notre pack est prévue normalement pour le 31 mai. Oui, oui, 2016. Pour nous tenir un peu au courant de l'actualité et/ou lire quelques mails, il nous fallait retourner à la maison où il nous restait le confort de 2 chaises de jardin en plastique.
lundi 30 mai 2016
T.O. a bien travaillé. Pour nous être agréable, il a creusé la tranchée et tiré le câble jusqu'au poteau. Ensuite il s'est fendu d'un coup de téléphone pour demander le raccordement proprement dit (chacun son boulot...). Malheureusement, l'équipe qui devait exécuter ce travail n'est pas venue. Dans ces conditions, je dois me résoudre à annuler mon rendez-vous de demain.
- Allo ? Vous voulez vraiment annuler ce rendez-vous ? Si vous voulez, on peut le reporter à une date ultérieure...
- Autant dire à la St Glinglin... (j'explique toute l'histoire à la dame qui m'écoute jusqu'au bout.)
- Je ne comprends pas pourquoi vous voulez annuler votre rendez-vous. Si j'étais à votre place, je le garderais : avec un peu de chance, une équipe passera faire le raccordement avant le passage du technicien. Si ce n'est pas le cas, le technicien constatera qu'il lui est impossible de faire l'installation et fera son rapport. Ça pourrait tout débloquer.
- (?!) Merci pour ce conseil. Finalement je vais maintenir le rendez-vous de demain. Nous verrons bien...
mardi 31 mai 2016
Depuis 8 h, je surveille le trafic dans la rue, guettant le bruit déjà familier des voitures qui se garent sur le gravier et, vers 9 h 30, devant mes yeux ébahis, survient un camion muni d'une nacelle ! Derrière lui, une grosse camionnette de la même compagnie... Les deux hommes sortent des véhicules et commencent à discuter en regardant d'un air sceptique les plans, la tranchée de T.O., le haut du poteau (je ne pense pas que celui-ci ait grandi depuis sa plantation...). Voyant que l'un des deux hommes essaie de convaincre l'autre de partir sans faire le raccordement, je décide de m'en mêler et, au bout d'un bon quart d'heure de palabres sous la pluie, ils optent pour un "raccordement provisoire" et m'assurent qu'ils reviendront plus tard pour le refaire dans les règles de l'art...
Les voilà partis depuis quelques minutes, le clocher du village nous avertit qu'il est 10 h et c'est alors que l'installateur fait son entrée en scène. Il est hors de lui parce qu'il a perdu une heure chez le client précédent et que tout son programme de la journée en est chamboulé. Est-ce le bon moment de lui répondre que le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres ?...
mercredi 1er juin 2016
Un nouveau personnage fait son entrée, c'est l'acheteur de la maison : J.R.
Non, il ne vient pas de Dallas. Il est d'un abord assez sympathique (il aime beaucoup le jardin...). Lors de la signature du compromis de vente, je lui ai promis de lui ouvrir la porte de la maison s'il désirait prendre des mesures ou vérifier certaines choses en vue de son installation... Aujourd'hui, J.R. me téléphone. Il a pris congé tout le mois de juin pour faire des travaux dans la maison! Je suis obligée de lui apprendre que ce ne sera pas possible et c'est tout penaud (et un peu fâché) qu'il retourne annuler ses congés.
lundi 6 juin 2016
Réunion générale avec C.A. : Il s'attendait à être reçu en héros et nous arrivons tous avec la longue liste de nos revendications. C'en est trop. Il dit qu'il a perdu assez de temps à "faire tous nos caprices" et s'en va en claquant la porte ! Nous décidons de le laisser se calmer et de revenir vers lui après le congé du bâtiment.
Pendant tout ce mois de juin, du côté de la météo, nous assistons à un véritable festival d'intempéries. De nombreux orages, dont certains d'une rare violence, sévissent pratiquement sur tout le pays. J'ai beaucoup de chance : pas de dégâts ni à la maison, ni au jardin. Il serait indécent de me plaindre. Et pourtant... J'ai pour mission d'entretenir le jardin jusqu'à le remise des clés. C'est loin d'être simple : il faut bien viser pour arriver à tondre la pelouse : La plupart du temps, le sol est détrempé et il faut encore se dépêcher pour avoir une chance de terminer ce travail avant le prochain orage.
| L'orage arrive |
| Une éclaircie se dessine, partons vite vérifier l'état du jardin !... |
| La nature reprend ses droits. |
lundi 18 juillet 2016
A deux jours du jour "J", il me semble que tout est en ordre et le jardin est prêt à accueillir les jeunes jardiniers qui s'occuperont certainement très bien de tous nos trésors.
Demain, Patrick et Danielle viendront une dernière fois au jardin pour y faire quelques photos d'adieu.
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