Bienvenue dans mon jardin secret !

Bienvenue dans mon jardin secret ! C'est un réel bonheur pour moi de vous présenter mon jardin. Nous habitons la campagne et désirons faire de ce jardin un endroit paisible et agréable où les amis viennent volontiers se ressourcer. Vous connaissez déjà les arbres : le noyer trône en maître au milieu du jardin, le châtaignier semble plus timide mais je le verrais bien rivaliser avec le noyer dans quelques années, le saule tortueux est certain d'être le plus beau et se fiche des rivalités des deux premiers. Chaque printemps, je sème des fleurs et des légumes dans les parterres avec plus ou moins de bonheur car ce petit monde ne vit pas toujours en parfaite harmonie. Je comptais y remédier rapidement quand quelqu'un m'a soufflé que la vertu principale d'un jardinier était la patience ! En attendant, venez donc visiter mon petit paradis.

Le grand frisson...

Quelqu'un m'a dit : "Il est temps de te réveiller, de faire le grand ménage pour Pâques". C'est une blague ? Vous êtes certains de vos dates ? On est vraiment au début du mois d'avril ? Franchement, les signes de l'arrivée du printemps se font encore attendre : les températures diurnes culminent à 6 ou 7 degrés, la terre est détrempée et les bulletins météo sont aussi tristes que les JT ! Nous frissonnons dans nos gros chandails en attendant des jours meilleurs. Inutile de vous dire que le jardin est loin d'être très photogénique. Puisque vous insistez, je vais faire de mon mieux pour vous montrer ma bonne volonté à célébrer le début du printemps.




Une petite citation d'Alphonse ALLAIS :
"Giboulées : ondées à répétition ; un grain peut en cacher un autre".
(extrait : Dictionnaire ouvert jusqu'à 22h.)

Ma maigre récolte de photos de ce mois de mars :



Des pies ont construit leur nid au sommet d'un arbre situé en face de la fenêtre de mon bureau.
Est-ce Juliette ? Un de ses enfants ? Une famille rivale ?... Qui pourrait me répondre ?






Léon n'est pas très content de son sort. Moi, je le trouve parfait en œuf de Pâques !


Deux fleurs très courageuses ont survécu aux bourrasques de ces derniers jours.




Joyeuses Pâques !


Pour vous aider à patienter en attendant le vrai printemps, voici un petit poème intitulé

AVRIL

Déjà les beaux jours, - la poussière,
Un ciel d’azur et de lumière,
Les murs enflammés, les longs soirs ; -
Et rien de vert : - à peine encore
Un reflet rougeâtre décore
Les grands arbres aux rameaux noirs !

Ce beau temps me pèse et m’ennuie.
- Ce n’est qu’après des jours de pluie
Que doit surgir, en un tableau,
Le printemps verdissant et rose,
Comme une nymphe fraîche éclose
Qui, souriante, sort de l’eau.

Gérard de Nerval, Odelettes
 
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