Fleurs
d’aurore
Comme au printemps de l’autre année,
Au mois des fleurs, après les froids,
Par quelque belle matinée,
Nous irons encore sous bois.
Au mois des fleurs, après les froids,
Par quelque belle matinée,
Nous irons encore sous bois.
Nous y verrons les mêmes choses,
Le même glorieux réveil,
Et les mêmes métamorphoses
De tout ce qui vit au soleil.
Le même glorieux réveil,
Et les mêmes métamorphoses
De tout ce qui vit au soleil.
Nous y verrons les grands squelettes
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos des violettes
À la lumière palpiter.
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos des violettes
À la lumière palpiter.
Sous le clair feuillage vert tendre,
Les tourterelles des buissons,
Ce jour-là, nous feront entendre
Leurs lentes et molles chansons.
Les tourterelles des buissons,
Ce jour-là, nous feront entendre
Leurs lentes et molles chansons.
Ensemble nous irons encore
Cueillir dans les prés, au matin,
De ces bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.
Cueillir dans les prés, au matin,
De ces bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.
Nous y boirons l’odeur subtile,
Les capiteux aromes blonds
Que, dans l’air tiède et pur, distille
La flore chaude des vallons.
Les capiteux aromes blonds
Que, dans l’air tiède et pur, distille
La flore chaude des vallons.
Radieux, secouant le givre
Et les frimas de l’an dernier,
Nos chers espoirs pourront revivre
Au bon vieux soleil printanier.
Et les frimas de l’an dernier,
Nos chers espoirs pourront revivre
Au bon vieux soleil printanier.
En attendant que tout renaisse,
Que tout aime et revive un jour,
Laisse nos rêves, ô jeunesse,
S’envoler vers tes bois d’amour !
Que tout aime et revive un jour,
Laisse nos rêves, ô jeunesse,
S’envoler vers tes bois d’amour !
Chère idylle, tes primevères
Éclosent en toute saison ;
Elles narguent les froids sévères
Et percent la neige à foison.
Éclosent en toute saison ;
Elles narguent les froids sévères
Et percent la neige à foison.
Éternel renouveau, tes sèves
Montent même aux coeurs refroidis,
Et tes capiteuses fleurs brèves
Nous grisent comme au temps jadis.
Montent même aux coeurs refroidis,
Et tes capiteuses fleurs brèves
Nous grisent comme au temps jadis.
Oh ! oui, nous cueillerons encore,
Aussi frais qu’à l’autre matin,
Ces beaux bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.
Aussi frais qu’à l’autre matin,
Ces beaux bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.
Nérée Beauchemin, Les floraisons matutinales
*****
La deuxième semaine des vacances de Pâques, Médor est tout heureux de venir la passer chez nous. Il connaît parfaitement le jardin et ses remarques en matière de jardinage me sont souvent d'un grand secours.
En quelques minutes, il a repéré les changements et ne se prive pas de commenter : " Celui-ci, j'aime bien le feuillage tout léger et ces fleurs jaunes sont très jolies..."
Cette année, le Kerria nous offre un véritable festival de pompons jaunes.
Les petites fleurs du parterre nous font un joyeux mélange de couleurs.

La floraison du merisier explose sous un soleil généreux tandis que la petite graminée au pied de l'arbre, fait de son mieux pour capter un peu de lumière.
Mais à quoi joue-t-il, ce prétentieux merisier ? Voilà qu'il ose narguer le noyer ! Ne sait-il pas que ses jolies fleurs sont à la merci des caprices de la météo ? Il suffirait d'une petite gelée, une bonne averse ou un gros coup de vent et... pfft !... Adieu la jolie parure !
Pendant ce temps-là, les autres arbres déploient doucement leurs feuilles : chacun à son rythme.
Médor ne se souvient plus de ces petites fleurs roses : il s'agit de "cœurs de Marie".
Ici, par contre, il est certain de ne pas avoir vu cette plante l'année dernière : "C'est marrant, les nouvelles feuilles sont de couleur rouge, ensuite elles changent : elles passent au vert et finalement au vert panaché de crème. Les fleurs blanches, en grappe, ressemblent à des petits lampions"
C'est un Pieris Japonica
"Celle-ci est nouvelle aussi, j'en suis certain !" me dit-il. Il a raison mais je serais bien incapable de dire ce que c'est. Tout ce que je peux en dire c'est que la fleur sera jaune et que ce n'est pas moi qui l'ai semée. J'en ai trois ou quatre éparpillées dans le jardin. Médor pense aussi que Juliette aura jugé bon de les semer ici. Elle ne s'attarde plus dans le jardin mais elle ajoute, ici et là, sa petite touche personnelle et je l'en remercie.
Médor est retourné dans sa famille mais il a promis de revenir au mois d'août pour m'aider à récolter les légumes du potager. Pour le moment, le potager se repose de l'hiver ; il n'y a encore rien d'autre que de l'ail. J'ai fait quelques semis à l'intérieur : artichauts, butternuts, poivrons, physalis. Tout ce petit monde attend la fin des fameux saints de glace. C'est seulement alors qu'ils pourront être replantés en pleine terre. J'ai l'intention, cette année, d'expérimenter une nouvelle disposition des légumes mais je n'en ai pas encore parlé à Médor... et encore moins au reste de l'équipe qui semble se désintéresser complètement de mes projets.
En attendant de pouvoir m'occuper du potager, je salue le courage des arbres et des plantes qui, bravant le froid et les giboulées, arrivent à s'épanouir dès les premiers beaux jours et nous offrent ce fabuleux spectacle d'une abondante floraison aux tendres couleurs printanières !
*************

Quelle merveilleuse et magique saison que le Printemps, je suis bien d'accord avec toi.
RépondreSupprimerOn ne remerciera jamais assez Dame Nature pour toutes ces beautés qu'elle nous apporte chaque année.
Quant à la robustesse des plantes, c''est sûr que c'est sidérant, mais si on choisit bien ses plantes par rapport à l'environnement où elles vont pousser cela ne devrait pas poser de problème. D'ailleurs, au vu des photos, tu les as bien choisies.
Pour ce qui est du potager, chez nous il est déjà envahi par les plants d'artichaut qui font de gros boutons (acné printanier !). En fait, ce sont les deux mêmes plants depuis le début que je coupe à ras avant l'hiver et qui me refont tout de suite des feuilles, bref on a des artichauts .... toute l'année ! Je t'envoie par mail des photos que j'ai prises cet après-midi de ces phénomènes.
Ceci dit, tes photos sont très belles et les fleurs ont toutes des couleurs gaies ..... c'est le bonheur ! Et le poème est charmant comme le Printemps.
Il a bien de la chance Médor d'avoir une Doggy-Sitter comme toi, il ne doit pas s'ennuyer !
Vive Le Printemps et Vive les Jardiniers les mains dans la Terre !